Editorial

Editorial

Cinquante-trois ans (1966-2018), c’est l’âge de la maturité pour le premier festival arabo-africain dans le monde. La session 2018 garde sa vocation première et s’enrichit d’un apport issu des pays d’Afrique lusophones et anglophones ainsi que celui de la diaspora.

Les films de la 29ème session nous révèlent des regards dévoilant l’étendue des problématiques actuelles, parfois la particularité des rapports familiaux dans la complexité quotidienne, et d’autres fois, la focalisation sur les traversées turbulentes du « No Man ‘s Land » de frontières infranchissables et morbides.

Des films qui s’attachent à scruter l’absurdité humaine dans ses conflits avec ses propres réalités et donnent à voir une expression cinématographique personnelle et innovante.

Les JCC ouvriront largement leurs écrans, à leur public avisé, les palettes des nouvelles écritures cinématographiques révélant ainsi un cinéma courageux et émouvant.

Des cinéastes qui remettent en question l’expression de l’image cinématographique dévoyée par le système audiovisuel et ses moyens hégémoniques de diffusion (internet, réseaux sociaux ….) diluant les œuvres dans la banalité.

Les cinéastes présents dans cette édition, qu’ils soient confirmés ou non, dédaignant les vraies fausses réussites commerciales, loin du leurre médiatique, abordent, avec audace et créativité, ces thématiques qui nous concernent tous.

En tout, ce ne sont pas moins de 200 films qui seront présentés, toutes sections confondues, dont la plupart sont récents ou inédits.

La magie de l’image cinématographique reste plus que jamais présente où la dureté des sujets et des thématiques n’exclut pas le «beau».

Dans ce monde factice, les JCC revendiquent leur expression festive et spirituelle tout au long de ce rendez-vous annuel. Vivons ces moments dans le partage!

Lamia Belkaied Guiga

Déléguée Générale Artistique